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Transition digitale: comment le domaine de l’enseignement s’adapte aux nouveaux besoins

19 avril 2021

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Les nouveaux besoins des étudiants «Digital Native»

Le paysage de l’enseignement supérieur prend un nouveau virage en intégrant de plus en plus de moyens numériques dans ses méthodes de fonctionnement et d’éducation pour répondre aux besoins des étudiants, désormais «Digital Native».
On démontre une corrélation entre digitalisation du domaine de l’enseignement et implication des usagers. Offrir une meilleure expérience éducative permet aux étudiants et au corps enseignant de se sentir intégré au sein d’une communauté et aide au développement d’un sentiment d’appartenance plus fort. Dans un secteur d’activité très compétitif où les étudiants ont l’embarras du choix et prennent la décision ou non d’intégrer une école en partie par rapport à l’expérience que l’établissement peut leur apporter, la digitalisation des espaces et des outils d’enseignement s’avère être une des clés pour attirer et fidéliser de nouveaux talents.

Cette digitalisation passe par deux axes de développement complémentaires: la transformation des espaces et le choix des outils d’enseignement proposés aux étudiants.
L’organisation physique des écoles est en pleine mutation. L’image d’une salle de classe avec des tables alignées faisant face au professeur posté devant un tableau noir nous parait désuète. Aujourd’hui les classes sont flexibles, le mobilier bouge (ex: des tables amovibles) en fonction du type d’activité. Ces transformations physiques ont pour but de favoriser l’échange entre les élèves et de développer leur entraide. D’autre part, pour soutenir cette mutation et renforcer l’engagement des élèves, les outils technologiques viennent apporter de nouvelles méthodes éducatives. Plus collaboratives, les plateformes numériques interactives permettent, par la diversité des contenus qu’elles proposent, un apprentissage où l’usager et davantage dans l’action plutôt que la passivité.

 

La prochaine génération de campus sera Smart

La terminologie Smart Campus n’est pas nouvelle mais son développement s’est accéléré ces dernières années comme pour d’autres secteurs d’activités qui servent d’ailleurs d’exemple dans la transition numérique du système éducatif.

 

« Les innovations technologiques utilisées dans le secteur bancaire, de la vente ou encore de la vie au travail peuvent être étendues au secteur de l’enseignement supérieur. Les institutions doivent, dans une démarche durable et pertinente, s’équiper de technologie et d’outils d’analyse qui leur permettent d’améliorer le quotidien des usagers»1

 

En tentant d’allier Eco-innovation et digitalisation, le concept de Smart Campus vise à agir conjointement sur 6 domaines complémentaires: la sécurité, le mobilité, l’administration, la vie sur le campus, l’écologie et l’éducation.
Implémenter un projet de Smart Campus dépasse donc la simple transition technologique puisqu’il s’agit aussi de faire face aux enjeux climatiques et écologiques par l’adoption de bâtiments plus intelligents.

 

« Le campus connecté se caractérise par des dispositifs qui communiquent entre eux et avec l’homme-capteurs. Ils sont intégrés au campus pour délivrer des services spécifiques, tels que le contrôle d’accès, les systèmes d’affichage, la gestion des salles, ou encore celle de l’éclairage»2

 

Les avantages de construire des campus plus Smart ne sont donc pas uniquement bénéfiques pour les usagers. Les établissements peuvent en effet faire de réelles économies en maitrisant leurs coûts d’exploitation et leur consommation d’énergie grâce à l’utilisation des technologies connectées.

 

Digitaliser les espaces pour améliorer la qualité de vie sur le campus

Les universités font face depuis de nombreuses années à un problème récurrent : celui du manque de place au sein de leurs locaux.

On dénombre en moyenne dans les bibliothèques universitaires, 1 place assise pour 12 étudiants3

Ce chiffre, inférieur à ce qu’il devrait être, contribue à créer des frustrations et des problèmes de logistique au sein des universités. Face à ce défi, l’une des solutions passe par la « fluidification des flux » et des allers et venues. Ainsi, on voit apparaitre certains outils numériques qui aident les usagers à mieux anticiper leurs emplois du temps en identifiant les espaces disponibles au sein des établissements. Par exemple, des applications mobiles ont été développées pour permettre aux étudiants de connaitre en temps réel le nombre de places disponibles dans les bibliothèques universitaires.
C’est notamment ce souci de gestion d’espace et ce manque de place qui a conduit l’ETH de Zürich à se rapprocher de ROOMZ pour optimiser l’utilisation de ses salles de classe.

 

« L’espace est précieux et nos étudiants ont trop peu d’endroits pour apprendre et travailler. L’idée est née de rendre nos 600 salles de réunion, conférence et séminaire disponibles pour l’apprentissage en temps d’inactivité »

– Rectorat ETH Zürich.

 

Grâce à l’implémentation des écrans d’affichage ROOMZ à l’entrée des salles, les étudiants peuvent voir en un coup d’œil si la salle est réservée, l’utiliser pour étudier si elle ne l’est pas et savoir quand aura lieu le prochain cours.

En parallèle, l’ETH de Zurich s’est agrandit en intégrant en novembre dernier un nouveau bâtiment, l’«Octavo» situé à Oerlikon. Stratégiquement bien placé entre les campus «Hönggerberg» et «Zentrum», l’Octavo promet une double valeur ajoutée : pallier le manque d’espace et favoriser les échanges entre les membres du personnel en adoptant des méthodes de collaboration novatrices.

Pour ce faire, l’aménagement des locaux a été pensé de manière à offrir des espaces de collaboration hybrides et qui s’adaptent en fonction des besoins.
Ainsi, ce nouveau bâtiment propose des lieux de vie et d’échange (bureaux partagés, salles de réunion, petits espaces de collaboration) mais également des espaces plus calmes adaptés au travail individuel (Huddle spaces et bureaux fermés). Principalement destinés aux enseignants et aux chercheurs, ces bureaux flexibles et modernes ont été conçus pour favoriser l’échange interdisciplinaire entre les membres du personnel et créer de la cohésion.

 

« Ces derniers mois, nous nous sommes tous familiarisés avec de nouvelles méthodes de travail et différentes formes de collaboration. Je suis impatiente de les explorer davantage avec les membres de l’ETH, et de les mettre en place dans notre travail quotidien. »4

 

A moyen terme, l’ETH souhaite intégrer la technologie ROOMZ dans ces nouveaux espaces de collaboration en digitalisant les plans du bâtiment sur son intranet pour afficher le statut d’occupation des Huddles et bureaux sur des écrans digitaux et ainsi fluidifier les allers et venues des usagers.

Nous vous invitons à découvrir l’intégralité de la Success Story de l’ETH Zürich ici.

Souvent situées au sein d’anciens bâtiments parfois même classés historiques, certaines écoles ou universités profitent d’une rénovation pour digitaliser leurs espaces. C’est notamment le cas de l’école cantonale d’Olten (« Kantonsschule Olten ») qui a décidé de remplacer son ancien système d’affichage papier placé à l’entrée des salles de classe par des écran ROOMZ lors du chantier de réhabilitation. Une modernisation qui a grandement contribué à faciliter le quotidien du personnel et des étudiants, comme le souligne Isabelle Berger, responsable des services informatiques de l’école : « Notre système était vraiment obsolète et très peu flexible. Chaque semestre, quelqu’un devait retirer les anciens horaires des 100 salles de classe et les remplacer par les nouveaux. Dès qu’il y avait un changement, les horaires n’étaient plus à jour. »

C’est également le cas de l’Université de Bâle, plus ancienne université de Suisse qui fut fondée en 1460. Actuellement en pleine rénovation de son infrastructure audio et vidéo, l’établissement souhaitait offrir à ses usagers une signalisation numérique moderne et qui soit à jour en temps réel. Les responsables du projet se sont tournés vers la solution ROOMZ qu’ils avaient découvert en visitant l’ETH de Zurich. Depuis sa mise en service, la solution à su convaincre et contribue à faciliter les allers et venues sur le campus:

« Les différents membres d’un auditorium peuvent facilement s’orienter dans le bâtiment grâce aux écrans situés à l’entrée des salles. Cette actualisation constante est une énorme valeur ajoutée par rapport aux horaires inscrits sur papier »

– Michèle Martin, responsable des salles d’enseignement du Kollegienhaus.

 


 

La digitalisation des établissements éducatifs représente donc un double enjeu : d’une part il s’agit de proposer aux étudiants et au corps enseignant le meilleur parcours pédagogique possible en intégrant différentes formes d’apprentissages rendues possibles grâce à des plateformes novatrices et d’autre part d’améliorer l’expérience utilisateur en agissant au sein même de l’infrastructure pour proposer une utilisation des espaces plus hybride et ainsi optimiser leur occupation.

 

[1] Smart Campus – The next-generation connected campus – Deloitte 2019
[2] Laurent-Walter Goix – Responsable Digital chez Econocom
[3] Rapport – n° 2016-A04 – 2016 – L’adaptation des bâtiments des bibliothèques universitaires aux nouveaux usages
[4] Julia Dannath, vice-présidente chargée du développement du personnel et du leadership – www.ethz.ch
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